Yunnan, une région aux multiples visages

Encore un voyage en Chine !

Cette fois, c’est la célèbre région du Yunnan qui sera notre destination, pour échapper en ce mois de janvier au froid et à la grisaille de Pékin et d’autres villes du nord (et de l’Europe !).

Nous atterrissons à Kunming, grosse métropole typiquement chinoise avec ses grands buildings, sa rénovation urbaine frénétique et ses grands axes, qui est plus un nœud de transport qu’une destination touristique. Les Monts de l’Ouest (Xi Shan) valent quand même la visite (la promenade à flanc de falaise est assez saisissante).

Le Yunnan est mal desservi par le train, mais le bus permet d’aller un peu partout pour une bouchée de pain, mais dans un confort tout relatif (ne pas oublier les bouchons d’oreilles si vous passez cinq heures à côté d’un enfant qui braille !). Nous arrivons ainsi à Dali (en fait la nouvelle ville de Xiaguan, à 30km de la vieille ville, et nous attrapons un taxi pour la dernière partie !). Dali est une ville historique et classée, agréable à parcourir en saison creuse, sans doute un peu moins en pleine saison à cause des hordes de touristes et de la chaleur accablante. Mais le principal intérêt est le lac Erhai, avec des pistes cyclables aménagées le long des rives et à travers les petits villages de minorités. Pour les plus sportifs, il est possible d’en faire le tour complet (une centaine de kilomètres tout de même, mais c’est plat). En cas de « petit » creux, il y a des petits restaurants où les légumes et les morceaux de viande sont exposés dans une vitrine, vous expliquerez (en chinois) ce que vous désirez manger et comment le préparer. Pour ceux qui aiment le poisson, la fraicheur est encore mieux garantie : vous choisirez le poisson directement dans le bassin, pour l’avoir à table un petit quart d’heure après !

Un certain nombre de marchés ont lieu dans les villages alentours, les auberges de jeunesse pourront vous renseigner et même organiser des excursions (mais c’est sans doute mieux en vélo). Sinon la chaîne de montagnes qui borde le lac, culminant à 4000m, offrent de superbes panoramas. Il y a le choix entre un téléphérique qui s’arrête à mi-hauteur pour randonner dans la montagne, ou le plus haut d’Asie (et sans doute le plus cher !) qui vous emmène quasiment au sommet, où des chemins de randonnée sont aussi aménagés. Mais attention, un effort physique à 4000m d’altitude est vite éprouvant…

L’étape suivante de notre périple, après un retour à Kunming, était les rizières en terrasse de Yuanyang.

Il y a en fait deux villes qui portent le nom de YuanYang : Nansha, la ville nouvelle, et Xinjie, la vieille ville, qui seule est intéressante. Pour s’y rendre, il y a un bus par jour (un peu après 10h) depuis la gare routière Sud de Kunming. Le hasard a voulu qu’il soit complet, il a fallu passer par Gejiu, cité industrielle quelconque (qui dispose d’une immense mosquée), puis par Nansha !

A Yuanyang comme dans beaucoup d’autres endroits de Chine, le tourisme « consumériste » est passé par là : il faut maintenant payer pour avoir accès aux points de vue aménagés ! Et comme dans bien d’autres endroits, je ne suis pas sur que cet argent profite aux villageois locaux…

Les paysages sont vraiment saisissants, surtout au lever et au coucher de soleil. Pendant la journée, il est intéressant de visiter les villages de minorités, surtout Shengcun un jour de marché. Les femmes portent encore leurs costumes traditionnels, qui comprend un collier de pièces de monnaie, dont certaines sont estampillées « République Française – 1937 » !

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