Kirghizstan

Aux confins de l’ex-URSS, le Kirghizstan (ou Kirghizie), petit pays coincé entre le Kazakhstan, la Chine, l’Ouzbékistan et de Tadjikistan est le plus ouvert des pays de la région. Raison pour laquelle on rencontre à Bishkek -tout relativement- beaucoup de touristes.

En débarquant à Bishkek, on remarque d’emblée les vestiges de l’URSS : une immense salle de concert ou d’opéra est en partie reconvertie en magasin de pièces auto, le musée historique, sous le drapeau gardé par deux gardes encore plus immobiles qu’à Buckingham, n’a pas bougé d’un pouce et est toujours à la gloire de l’URSS. En face, la place Ala-too mélange constructivisme soviétique et inspiration musulmane. Dans les rues diversement entretenues (le plus grand danger la nuit sont les bouches d’égout manquantes, et non les mauvaises rencontres comme on l’entend parfois), les vieux trolleybus et une armée de marshroutkas (minibus) se frayent un chemin à travers un trafic peu discipliné.

Musée d'histoire et drapeau kirghize

 

Mais le plus intéressant en Kirghizie, c’est la nature ! Je suis donc parti pour trois jours au Song-Kul, lac de montagne à 200km de Bishkek. Direction à la gare routière Ouest (grand bâtiment de l’époque soviétique complètement vide depuis la fin de celle-ci, seul le parking est désormais utilisé) pour prendre un minibus pour Kochkor, à 3h de route. En chemin, la route passe à travers une vallée aride et encaissée, et longe la seule voie ferrée du pays (qui va de Bishkek au lac Issyk Kul, et de l’autre côté, au Kazakhstan). On s’arrête en chemin dans un petit café et en compagnie d’un jeune kirghize, je goût au kymyz (lait de jument fermenté) et au fromage fait à partir de ce lait, petites boulettes très dures et acides, mais dit-on, pleines de nutriments.

Arrivé à Kochkor, j’espère trouver d’autres touristes pour partager le prix d’un taxi, mais je serai le seul… Pour environ 35€, une personne accepte de me conduire au lac (encore 100km dont la moitié de piste à travers des paysages martiens…).

Le paysage du Song-Kul est typiquement un paysage de steppe : pas un arbre à l’horizon ! Seulement des étendues d’herbe parcourus par des troupeaux, est des montagnes à l’horizon. Autour du lac, il n’y a pas d’installation touristique : il faut soit apporter tente et provisions, soit demander l’hospitalité des familles d’éleveurs qui vivent en camp de yourtes. C’est cette dernière option que j’ai choisie, rejoint par un « hippie » russe d’une cinquantaine d’années puis le deuxième jour par deux femmes belges. Au programme : repas avec la famille et discussions dans la yourte le soir en sirotant de la vodka. Les kirghizes sont musulmans, mais manifestement pas très stricts !

Lac Song Kul

Le troisième jour, je retourne à Bishkek où je retrouve un Suisse et nous restons là quelques jours avant de prendre l’avion pour Osh. Lui ira directement à la frontière ouzbèke.

Osh est moins intéressante que Bishkek. L’une des deux seules attractions est le grand bazar, dont une partie est un alignement de conteneurs venus directement de Chine (d’ailleurs en ville, de plus en plus de devantures sont doublées en chinois), et l’autre partie est un marché de produits plus locaux. L’autre attraction est la montagne Suleyman, que l’on gravit pour un droit d’entrée défiant toute concurrence, 5 soms (0.07€).

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